Y a-t-il un âge limite pour faire du PRP pour les cheveux?

Y a-t-il un âge limite pour faire du PRP pour les cheveux?

Lorsqu’on envisage des traitements de PRP pour la perte ou l’affinement des cheveux, une question revient régulièrement : est-ce que le PRP fonctionne encore après 50 ou 60 ans?

Il n’existe pas un âge précis à partir duquel le PRP devient automatiquement inefficace. L’âge est un élément à considérer, mais il est loin d’être le seul. Ce qui nous intéresse davantage, c’est l’état actuel des follicules, la cause de l’affinement, l’évolution de la perte de densité et l’état de santé général de la personne.

Comment fonctionne le PRP pour les cheveux?

Le PRP, ou plasma riche en plaquettes, est préparé à partir du propre sang de la personne traitée. Après une prise de sang, celui-ci est centrifugé afin d’obtenir une fraction plasmatique concentrée en plaquettes. Les plaquettes libèrent différents facteurs de croissance et molécules de signalisation impliqués notamment dans la réparation tissulaire, la vascularisation et la communication cellulaire.En restauration capillaire, le PRP est injecté directement dans les régions du cuir chevelu que l’on souhaite traiter afin de soutenir l’environnement de follicules encore actifs.

C’est justement un élément essentiel à comprendre : le PRP ne crée pas de nouveaux follicules. Pour qu’un traitement de stimulation soit pertinent, il faut donc qu’il reste des follicules viables dans la région concernée.

Est-ce que le PRP est moins efficace avec l’âge?

Pas nécessairement.

Deux personnes de 60 ans peuvent présenter des situations capillaires complètement différentes. Une personne peut avoir un affinement relativement récent avec de nombreux follicules encore actifs, tandis qu’une autre peut présenter une miniaturisation très avancée évoluant depuis plusieurs décennies. Dans ces deux situations, l’âge est identique, mais le potentiel de réponse au traitement ne l’est pas nécessairement.

C’est pourquoi l’état du follicule est souvent beaucoup plus informatif que l’âge inscrit sur la carte d’assurance maladie.

Plus l’affinement est identifié tôt, alors que les follicules sont encore actifs, plus il est généralement intéressant d’évaluer les possibilités permettant de préserver et de soutenir leur fonctionnement.

Pourquoi la santé générale devient-elle importante?

Il existe toutefois une réalité à considérer lorsqu’on parle de PRP et de vieillissement : notre état de santé peut évoluer avec l’âge.

Le PRP est un traitement autologue, c’est-à-dire qu’il est préparé à partir du propre sang de la personne. La santé générale, certaines conditions médicales, certains médicaments et certaines particularités sanguines peuvent donc influencer la pertinence du traitement ou nécessiter une évaluation médicale avant de commencer.

Cela ne signifie absolument pas qu’une personne plus âgée ne peut pas recevoir de PRP.

Cela signifie simplement que l’évaluation doit être individualisée.

Selon la situation, un bilan sanguin ou l’autorisation d’un professionnel de la santé peut être recommandé avant d’entreprendre les traitements.

L’état des follicules demeure un élément déterminant

Avant de commencer une cure de PRP, il est également important de comprendre ce qui cause la perte de densité. Une alopécie androgénétique débutante ou modérée, par exemple, ne présente pas la même réalité qu’une région où les follicules sont extrêmement miniaturisés ou qu’une alopécie cicatricielle dans laquelle certains follicules ont été détruits. Lorsqu’un follicule est toujours présent et fonctionnel, il existe quelque chose sur lequel une approche de stimulation peut potentiellement agir. À l’inverse, lorsqu’un follicule a été détruit, notamment par un processus cicatriciel, le PRP ne peut pas recréer ce follicule.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous recommandons d’évaluer la situation capillaire avant de choisir un traitement simplement parce qu’il est populaire ou reconnu pour la perte de cheveux.

Pourquoi intervenir tôt demeure avantageux

L’une des erreurs fréquentes en restauration capillaire est d’attendre que la perte de densité soit très importante avant de commencer à chercher des solutions. Or, dans plusieurs formes d’affinement progressif, les changements au niveau du follicule peuvent commencer bien avant que la différence soit évidente à l’œil nu. Le diamètre de certains cheveux peut progressivement diminuer. La proportion de cheveux fins peut augmenter. La séparation peut tranquillement devenir plus visible. C’est justement pendant cette période qu’il devient particulièrement intéressant d’identifier ce qui se produit.

L’objectif n’est donc pas uniquement de se demander :

« Est-ce que le PRP peut faire repousser mes cheveux? »

Il faut également se demander :

« Dans quel état sont mes follicules actuellement et qu’est-ce qu’il est encore possible de préserver? »

50, 60 ou 70 ans : suis-je trop âgée pour le PRP?

L’âge, à lui seul, ne permet pas de répondre à cette question.

Une personne de 60 ans avec de nombreux follicules encore actifs peut potentiellement être une meilleure candidate qu’une personne beaucoup plus jeune présentant une problématique capillaire avancée pour laquelle le PRP n’est pas indiqué.

L’évaluation doit donc prendre en considération plusieurs éléments :

  • la cause probable de l’affinement;

  • l’ancienneté de la perte de densité;

  • le degré de miniaturisation;

  • la présence de follicules encore actifs;

  • l’état du cuir chevelu;

  • l’état de santé général;

  • certains médicaments ou conditions médicales;

  • et les attentes envers le traitement.

Comment savoir si le PRP est une bonne option pour vous?

À la Clinique de santé capillaire Noémie Sincerny, nous ne déterminons pas l’admissibilité au PRP uniquement en fonction de l’âge.

Nous cherchons d’abord à comprendre ce qui se passe réellement au niveau de votre cuir chevelu et de vos follicules.

L’analyse capillaire permet notamment d’observer la densité, le diamètre des cheveux, la présence de miniaturisation et différents signes visibles au niveau du cuir chevelu. Votre historique de perte de cheveux et les éléments pertinents concernant votre santé sont également pris en considération.

Lorsque nécessaire, nous pouvons recommander qu’un bilan ou une évaluation soit effectué auprès d’un professionnel de la santé avant d’entreprendre le traitement.

Le but n’est pas de faire du PRP à tout prix.

Le but est de déterminer si le PRP est réellement pertinent pour votre situation et s’il existe encore un potentiel folliculaire intéressant à soutenir.

Vous envisagez le PRP pour votre perte de densité?

Que vous ayez 35, 50, 60 ans ou plus, votre âge ne raconte qu’une partie de votre histoire capillaire. Si vous remarquez que vos cheveux s’affinent, que votre séparation devient plus visible ou que votre densité diminue progressivement, une analyse capillaire peut permettre de mieux comprendre ce qui se produit et d’évaluer les solutions adaptées à votre situation.

Prenez rendez-vous à la Clinique de santé capillaire Noémie Sincerny pour faire évaluer votre cuir chevelu, vos follicules et votre densité avant de déterminer si le PRP est une option appropriée pour vous.