On nous apprend à protéger notre peau bien avant l’apparition des premières rides. On applique une protection solaire, on utilise des antioxydants et on adopte certaines habitudes dans l’objectif de préserver sa santé à long terme. Mais lorsqu’il est question de nos cheveux, on fonctionne souvent complètement à l’inverse.On attend de voir notre séparation s’élargir, notre queue de cheval diminuer ou notre cuir chevelu devenir plus visible avant de commencer à se demander ce qu’on pourrait faire.
Alors, à quel âge devrait-on réellement commencer à prévenir la perte de cheveux?
La réponse est simple : il n’existe pas d’âge universel.
Certaines personnes devraient commencer à surveiller leur santé capillaire dans la vingtaine ou la trentaine, alors que d’autres conserveront naturellement une excellente densité beaucoup plus longtemps. L’élément le plus important n’est donc pas nécessairement votre âge.
Ce sont vos facteurs de risque et l’évolution de vos propres cheveux.
Prévenir ne veut pas dire commencer des traitements lorsqu’on est jeune
C’est une distinction importante.
Faire de la prévention capillaire à 25 ou 30 ans ne signifie pas automatiquement commencer du PRP, AlmaTED, des exosomes ou utiliser des traitements contre la perte de cheveux alors qu’aucune indication n’est présente.
La prévention commence beaucoup plus simplement.
Elle consiste d’abord à connaître sa situation de départ, à comprendre ses facteurs de risque et à reconnaître suffisamment tôt les changements qui méritent une attention particulière.
L’objectif n’est pas de traiter des cheveux qui n’ont aucun problème.
L’objectif est d’éviter d’attendre qu’une perte de densité importante soit installée avant de commencer à s’en préoccuper.
Votre génétique est probablement le premier élément à regarder
Lorsque nous parlons de prévention, l’historique familial est particulièrement intéressant.
Est-ce que votre mère a progressivement perdu de la densité?
Votre père présente-t-il une calvitie importante?
Vos grands-parents, frères ou sœurs présentent-ils un affinement?
Il existe une composante génétique importante dans certaines formes de perte de cheveux, notamment l’alopécie androgénétique.
Cela ne signifie pas que si votre mère a les cheveux fins, vous perdrez nécessairement vos cheveux de la même façon.
Mais un historique familial important peut justifier une surveillance plus précoce de votre densité et de la miniaturisation.
Les premiers changements commencent parfois avant qu’on remarque une perte de densité
C’est probablement l’une des choses les plus importantes à comprendre. Lorsqu’un affinement progressif s’installe, on ne se réveille généralement pas un matin avec beaucoup moins de cheveux.
Le processus peut être lent. Certains follicules commencent progressivement à produire des cheveux plus fins. Le diamètre des fibres devient plus hétérogène et, lorsque suffisamment de cheveux sont concernés, la différence commence finalement à devenir visible. C’est ce qu’on peut notamment observer dans un processus de miniaturisation folliculaire. Le problème, c’est qu’à l’œil nu, cette évolution peut passer inaperçue pendant un certain temps. On peut encore avoir l’impression d’avoir beaucoup de cheveux alors que certains changements commencent déjà à être observables à l’analyse.
Quels sont les premiers signes à surveiller?
Il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir une zone clairement dégarnie.
Certains changements beaucoup plus subtils méritent d’être surveillés :
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votre queue de cheval semble progressivement moins épaisse;
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votre séparation devient légèrement plus large;
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votre cuir chevelu est plus visible sous certains éclairages;
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vos cheveux semblent globalement plus fins qu’il y a quelques années;
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vous remarquez davantage de cheveux très fins parmi les cheveux plus épais;
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votre densité diminue autour des tempes ou du contour du visage;
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après une période de chute, votre chevelure ne semble plus récupérer complètement;
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vos épisodes de perte de cheveux deviennent plus fréquents.
Un seul de ces signes ne permet évidemment pas de déterminer la cause. Mais lorsqu’un changement persiste ou progresse, il devient intéressant de comprendre pourquoi.
Les pertes de cheveux répétées méritent également notre attention
Une personne peut vivre un effluvium télogène après une maladie, une chirurgie, une grossesse, une perte de poids importante ou un autre stress physiologique. Dans plusieurs situations, la chevelure récupère progressivement lorsque le facteur déclencheur est corrigé. Mais lorsque les épisodes se répètent, ou lorsque la densité ne revient plus complètement entre chacun, il peut être pertinent d’investiguer davantage. Parfois, une chute importante peut également rendre plus visible une miniaturisation qui évoluait déjà en arrière-plan. C’est pourquoi une personne qui commence soudainement à vivre des épisodes de chute récurrents ne devrait pas nécessairement les banaliser simplement parce qu’elle a encore beaucoup de cheveux.
Le cuir chevelu fait aussi partie de la prévention
Prévenir la perte de densité ne consiste pas uniquement à surveiller le nombre de cheveux que l’on perd. Les follicules vivent dans le cuir chevelu. Une inflammation persistante, des démangeaisons importantes, des rougeurs, une desquamation récurrente ou certaines problématiques dermatologiques méritent donc également une prise en charge appropriée. Cela ne signifie pas qu’un cuir chevelu gras ou quelques pellicules vont automatiquement provoquer une perte de cheveux.
Mais lorsqu’on parle de santé capillaire à long terme, on ne devrait pas dissocier complètement le follicule de l’environnement dans lequel il fonctionne.
Les grandes périodes hormonales sont aussi des moments à surveiller
La santé capillaire évolue également avec notre environnement hormonal. L’arrêt ou le changement d’une contraception, la grossesse, le post-partum, la périménopause et la ménopause peuvent notamment être accompagnés de changements dans le cycle capillaire. Encore une fois, cela ne signifie pas qu’il faut automatiquement commencer un traitement. Mais lorsqu’on connaît déjà une prédisposition à l’affinement ou que la densité commence à changer, ces périodes peuvent justifier une surveillance plus attentive.
Alors, devrait-on faire une analyse capillaire même sans perte de cheveux?
Dans une approche préventive, cela peut être particulièrement intéressant, surtout lorsqu’il existe des facteurs de risque. Une analyse réalisée alors que la densité est encore bonne permet d’obtenir une référence de départ. On peut documenter la densité, observer le diamètre des cheveux, rechercher une variation anormale des diamètres ou des signes de miniaturisation et évaluer l’état général du cuir chevelu. L’intérêt devient encore plus important avec le temps. Si une personne revient quelques années plus tard en disant : « J’ai l’impression d’avoir moins de cheveux », nous avons alors quelque chose de concret auquel comparer la situation actuelle. Au lieu de simplement se fier à une impression ou à des photos prises sous des éclairages différents, on peut observer l’évolution de paramètres documentés.
Prévenir à 30 ans ne ressemble pas nécessairement à prévenir à 50 ans
À 25 ou 30 ans, la prévention peut simplement consister à connaître ses facteurs de risque, maintenir une bonne santé du cuir chevelu, investiguer les chutes anormales et surveiller l’évolution de sa densité. Plus tard, si une miniaturisation ou une perte de densité commence réellement à apparaître, la stratégie peut évoluer. Selon la cause identifiée et la situation de la personne, différentes approches peuvent alors être discutées : prise en charge du cuir chevelu, investigation de facteurs nutritionnels ou médicaux, traitements médicaux lorsque pertinents ou différentes technologies de restauration capillaire.Des solutions comme le PRP, AlmaTED ou la thérapie par exosomes peuvent par exemple être considérées dans certaines situations lorsqu’il existe une indication et que les follicules sont encore viables.
Mais le principe demeure toujours le même :
on choisit une solution parce qu’elle répond à un besoin identifié, pas simplement parce qu’on a atteint un certain âge.
Le meilleur âge pour commencer? Avant d’avoir beaucoup à récupérer
La prévention capillaire ne devrait donc pas commencer à 30, 40 ou 50 ans pour tout le monde. Elle devrait commencer lorsque vos facteurs de risque ou l’évolution de vos cheveux indiquent qu’il devient pertinent de les surveiller. Certaines personnes n’auront besoin que de bonnes habitudes et d’une surveillance occasionnelle. D’autres présenteront très tôt une prédisposition génétique ou des premiers signes de miniaturisation qui justifieront une prise en charge différente. Et c’est probablement le changement de mentalité le plus important à faire en santé capillaire. Nous avons longtemps attendu de perdre nos cheveux avant de chercher comment les récupérer.
Aujourd’hui, nous pouvons aussi nous demander :
« Qu’est-ce que je peux faire pendant que ma densité est encore bonne pour la préserver le plus longtemps possible? »
Vous voulez connaître votre situation capillaire actuelle?
À la Clinique de santé capillaire Noémie Sincerny, l’analyse capillaire ne s’adresse pas uniquement aux personnes qui présentent déjà une perte de cheveux importante.
Elle peut également permettre de documenter votre densité actuelle, d’observer le diamètre de vos cheveux, d’évaluer votre cuir chevelu et d’identifier certains changements précoces qui pourraient nécessiter une surveillance.
Vous n’avez pas besoin d’attendre de perdre votre densité pour commencer à vous intéresser à sa préservation.
Si vous avez un historique familial d’affinement, si vos cheveux semblent avoir changé au cours des dernières années ou si vous souhaitez simplement mieux connaître votre situation actuelle, vous pouvez réserver une analyse capillaire à la clinique.